Séminaire du 25 mars 2019

Séance 4 :
La sélection des missions spatiales
aspects techniques, politiques, économiques
conséquences sur la production scientifique

Lundi 25 mars 2019
de 13h30 à 15h30


Centre Scientifique d’Orsay, Institut d’Astrophysique Spatiale IAS,
Bâtiment 121, rue Jean-Dominique Cassini, Salle 1-2-3, 1er étage
Plan d’accès

Entrée libre

Intervenants :

Yves Langevin, astrophysicien, directeur de recherche émérite, Institut d’Astrophysique Spatiale, Orsay

La sélection des missions spatiales scientifiques dans le contexte français et européen

La recherche spatiale scientifique en France a pour contexte principal le programme scientifique de l’Agence Spatiale Européenne, avec le soutien du CNES pour les charges utiles. Le programme national ainsi que les collaborations bilatérales entre le CNES et d’autres agences (principalement la NASA pour les USA mais aussi le Japon, la Chine, la Russie, et l’Inde) constituent des opportunités complémentaires. Compte tenu du petit nombre d’opportunités et, pour les missions d’exploration du système solaire, de phases de croisières dont la durée se situe entre moins d’un an (Mars) à plus de 10 ans (Rosetta, rendez-vous cométaire), la définition et la mise en œuvre de ces programmes se situent sur le long terme, jusqu’à 30 ans entre les premières études et la fin de la mission.

Arnaud Saint-Martin, sociologue, chargé de recherche au CNRS et rattaché au Centre européen de sociologie et de science politique (CNRS, EHESS, Paris 1)

Affinités sélectives dans l’industrie spatiale américaine

Dans cet exposé, je proposerai d’analyser les modes de structuration du champ de l’astronautique américaine, notamment les relations entre l’industrie « privée » et les organisations gouvernementales et publiques, à commencer par la NASA et l’USAF. On se focalisera sur les processus par lesquels les projets et les programmes sont sélectionnés et in fine contractés, et ce que ces interactions contractuelles affinitaires disent de l’économie politique du « secteur » spatial, dont il est aujourd’hui de bon ton de dire qu’il traverse une crise – ou plutôt l’avènement d’un nouveau « paradigme », le « NewSpace ». Je m’appuierai sur des études de cas tirées d’une enquête sociologique en cours.

Organisateurs
Jean-Claude Vial, IAS, Université Paris-Sud et
Julien Gargani, directeur du Centre d’Alembert
Avec le soutien de la Maison des Sciences de l’Homme MSH Paris-Saclay